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Adolescents réfractaires aux traitements : comment stimuler l’alliance ?

L’adolescence est une période charnière du développement où les jeunes développent leur autonomie, ont le désir de s’affirmer et de faire des choix et le besoin de s’individualiser par rapport à leurs parents et leur famille. Le désir d’autonomie peut amener les jeunes à remettre en question le processus thérapeutique, ce qui peut expliquer une certaine résistance au traitement (Wright et Martin, 1999). Une non reconnaissance des difficultés, un modèle explicatif différent de celui des intervenants, des enjeux de santé mentale et d’abus de substance sont autant de facteurs qui peuvent rendre les adolescents réfractaires aux traitements.

La difficulté à engager certains adolescents dans le traitement questionne  à la fois l’organisation des services et l’intervention clinique. La littérature sur le sujet permet de rendre compte de certaines stratégies d’intervention considérées comme des meilleures pratiques dans l’intervention auprès de cette population.

L’adoption d’une pratique de type collaborative avec le jeune dans l’identification des objectifs du suivi permet de favoriser une plus grande ouverture au traitement et éviter une rupture prématurée du suivi (Castro-Blanco et al., 2010; Regional research institute for Human Services, 2011; Brown et al., 2013). Reconnaître et comprendre la cause de ces résistances permet de mieux les désamorcer et de solidifier l’alliance thérapeutique (consulter la section sur les obstacles à l’engagement).

L’intervention nécessite également, de la part des cliniciens mais également de leur organisation, un cadre qui permet de mieux rejoindre cette clientèle (consulter la section sur les services « youth friendly »).

Cette fiche synthèse présente un survol de la littérature sur le thème ainsi que éléments de bonnes pratiques proposés par les intervenants qui ont participé au midi-thématique sur le sujet (consulter la section sur les éléments clés).

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